UIMM : Quelles sont les perspectives 2018 pour l'industrie en Occitanie ? - 07.02.2018

Quel bilan tirer de 2017 ? Comment se situe le territoire de l’ex Languedoc-Roussillon au niveau industriel ? Quelles sont ses perspectives pour 2018 ?
 
Le bilan 2017 pour le secteur industriel est globalement bon. Au niveau macro-économique, l’industrie française s’est remise au niveau de 2007. « On attaque l’année 2018 sous de très bons auspices » annonce Luc Martin, le Président de l’UIMM Occitanie.
L’Occitanie est la 4ème région industrielle de France « Nous sommes aussi la seule région en croissance en termes de ressources humaines ».
L’ex Midi-Pyrénées compte de très grosses entreprises concentrées autour de Toulouse, Airbus et ses nombreux sous-traitants alors qu’en ex Languedoc-Roussillon ce sont surtout des PME réparties sur l’ensemble du territoire.
Avec plus de 101 700 salariés répartis au sein de près de 3 800 établissements l’ex Languedoc-Roussillon est un territoire industriel généraliste, avec des locomotives (l’électronique-informatique, la fabrication de machines, les produits métalliques) et des pépites à faire fructifier (le nucléaire, l’automobile et les matériels de transports).
Chaque bassin d’emploi a ses spécificités :
• Alès : Équipements mécaniques.
• Bagnols sur Cèze : Activité liée au secteur du nucléaire.
• Béziers : Mécanique, Activité liée au secteur pétrolier.
• Montpellier : Électronique, Activité liée au secteur médical.
• Perpignan : Fabrication de matériel et équipement.
Les chiffres clés de l'UIMM Languedoc-Roussillon :
En Languedoc-Roussillon, les entreprises du secteur comptent en moyenne 13 salariés contre 28 au niveau national.
50% des effectifs de la filière sont des ouvriers.
18% des effectifs régionaux sont âgés de 55 ans ou plus.
Le département de l’Hérault concentre à lui seul 44% des effectifs et 42% des établissements.
La proportion de PME en croissance est supérieure à la moyenne nationale.
80% des établissements exportent moins de 5% de leur chiffre d’affaires.
Selon l’Observatoire de la Métallurgie, les besoins en main d’oeuvre du secteur ont bondi de 49% entre 2016 et 2016. Mais  l’industrie peine à recruter.
« On a encore du mal à attirer les jeunes, alors que nous avons de très bons métiers avec de très bonnes perspectives d’évolution » explique Luc Martin.

 

VOIR LA VIDEO